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ZOOM sur Bordeaux

Conséquence de la crise, à Bordeaux les prix de l’immobilier ont baissé et c’est désormais l’acheteur qui dicte les lois du marché. La venue du TGV d’ici 2016 pourrait néanmoins faire monter les prix dans le quartier de la gare.

« Ce n’est plus le vendeur mais l’acquéreur qui fait la loi », annonce d’emblée Jean-Claude Boyer, directeur de l’agence Guy Hoquet, située dans le quartier sud de Bordeaux. Du fait de la crise financière, les prix de l’immobilier bordelais ont en effet diminué de 10 % à 15 % en moyenne entre 2008 et 2009, voire de 20 % pour les appartements avec des charges importantes. Mais selon Jean-Claude Boyer, le marché repart actuellement et devrait même être soutenu cette année.
Si le centre-ville de Bordeaux est toujours très recherché, notamment le quartier historique, le « Triangle d’Or », le Parc bordelais et le Jardin public, Jean-Claude Boyer remarque que de plus en plus de Bordelais quittent un appartement situé dans le quartier des Chartrons pour une maison avec jardin du secteur sud de la ville. Sont désormais prisés, car accessibles, les quartiers de Nansouty, Barrière de Toulouse, Saint Genès ou Sacré-Cœur.

Un bon moment pour investir

Le bien le plus recherché dans l’agence de Claude Boyer : les petites échoppes, « l’âme de Bordeaux » comprenant un jardin, deux ou trois chambres, et idéalement un cachet ancien (carrelages d’époque, hauts plafonds, moulures et cheminée). Selon l’état et la situation, celles-ci se vendent entre 2 600 et 3 000 € le m². D’après le spécialiste, c’est le moment d’investir, pendant que les biens sont encore abordables. Avec l’arrivée du TGV prévue en 2016 et le développement du projet Euratlantique, les prix pourraient grimper dans le quartier situé à l’est de la gare, en pleine mutation.

Locations étudiantes

Le marché du locatif est quant à lui bien soutenu avec une forte population étudiante ; 80 % du marché de l’agence Guy Hocquet leur sont d’ailleurs destinés. Beaucoup d’entre eux recherchent des appartements ou maisons en colocation principalement en centre-ville, autour de la place de la Victoire ou plus généralement près du tramway. Phénomène nouveau en revanche, les personnes mutées à Bordeaux préfèrent louer pendant 2 ou 3 ans, le temps d’observer la tendance du marché, avant d’investir dans un bien immobilier, « l’achat compulsif, l’effet coup de cœur a aujourd’hui laissé la place à l’achat raisonné. »

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Anne-Laure Favereaux

Agence Guy Hocquet : http://www.guyhoquet-immobilier-bordeauxnansouty.com/

 
 
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